Bienvenue à Joanna Folivéli pour une séance de dédicace de sa nouvelle bd De ton brûlant toucher crèvent mes peurs éditée par les éditions Labrys.
Comment s’ouvrir à soi autant qu’à l’autre? Un adieu au chaos via l’écoute et le care mutuels, ou comment deux femmes trans peuvent guérir leurs traumas par l’affection qu’elles se portent.
Joanna Folivéli est illustratrice et performeuse. En plus de ses publications Instagram qui mettent en avant les corps queer et gouines, et de dessins réalisés pour divers éditeurs (dont Blast et Gallimard), elle a réalisé deux premiers livres aux éditions Deux Points : Devenir, 2022 et Humaine, 2024, qui racontent son parcours de transition sous un prisme poétique, et a été deux fois lauréate du prix Artemisia.
Bienvenue à Lylybeth Merle pour le lancement de son journal poétique Echardes édité par l’Arbre de Diane.
Il y a cinq ans, Lylybeth Merle commence à se questionner. Elle défait l’identité de genre garçon imposée à son corps et découvre, dans ce bouleversement, une version d’elle plus vaste. Affleure alors une émotion neuve, inattendue — la joie.
Dans Échardes, Lylybeth Merle tisse un conte écoqueer féministe, entre poèmes, souvenirs et rituels. Avec humour et lucidité, elle nous emmène dans ses déconstructions, ouvrant un sentier de guérison. Là, à l’orée de la forêt.
Née à Strasbourg en 1991, Lylybeth Merle est autrice, metteuse en scène, performeuse Drag et militante Queer. Après une formation en art dramatique à l’INSAS, elle se découvre un amour pour le cabaret. Elle monte LILITH(s) en 2022, Hippocampe en 2023 et tourne la forme itinérante Cabaret Poème depuis 2023. Dans ses créations, elle allie l’intime au poétique et défend le care pour se reconnecter à soi et au monde ; la vulnérabilité comme puissance transformatrice et le partage des vécus pour se découvrir collective. Issue d’un milieu queer et underground, elle explore le paysage culturel institutionnalisé et travaille à tisser des ponts entre différents espaces et différents publics pour récréer un lien qui lui semble trop souvent fragile. Avec ses textes, elle s’adresse à celleux dont le parcours, les expériences et les mésaventures sont similaires, afin de contrer la sensation d’enfermement et de solitude. Et tout autant, elle souhaite se relier à celleux qui ne savent pas. Celleux qui voudraient découvrir, apprendre, se questionner ensemble.
La rencontre sera animée par Ariane Herman, librairie chez TULITU.
La rencontre se tiendra à la Bellone, 46 rue de Flandre à 1000 Bruxelles.
Habillez-vous chaudement car il n’y a pas de chauffage dans la cour de la Bellone mais vous vous réchaufferez le cœur en écoutant Lylybeth!
« Allo Monique, Ici Sande ! » de Babou Sanchez est une sculpture interactive qui veut susciter la curiosité de l’enfant touche à tout qui est en nous pour développer une autre curiosité, celle du livre Brouillon pour un dictionnaire des amantes de Monique Wittig et Sande Zeig et par extension donner envie de lire les autrices lesbiennes féministes.
Brouillon pour un dictionnaire des amantes développe l’univers des amantes avec humour, poésie, militance, liberté et fantasme. Voici la présentation par Babou : “Lorsque que je l’ai lu pour la première fois, j’accoudé mon amante à chaque définition pour les lui partager. Avec cette installation , c’est toutes les amantes que j’ai envie d’accouder pour leur lire au creux de l’oreille les mots tantôt sensuel, tantôt piquant de nos amantes autrices. Pour me glisser dans l’oreille des amantes de passage rien de mieux qu’un téléphone ! Mais le téléphone est un objet tellement commun ! Comment le rendre attrayant, intriguant… la réponse est simple en le rendant bizarre, en le rendant « queer ». J’ai donc désossé un téléphone à fil des années 90, je me suis reconnecté au réseau de ses touches et de son haut-parleur via son circuit imprimé. J’y ai greffé des modules de son électronique enregistrable au cœur desquelles se trouves les textes désiré. L’esthétique d’ « Allo Monique, Ici Sande ! » est brut, rien n’est caché, rien n’est maquiller, c’est du brut pour partager des messages doux… et pas que… De plus, ce côté brut, donne l’impression d’un travail en cour et c’est le cas, car il s’agit de partager des fragment d’un « brouillon de dictionnaire ».”
Ce projet a été exposé en 2021 dans le cadre des Pink Screens.
La sculpture restera chez nous du 14 novembre au 1er mars 26.
Deux jours pour se faire du bien, se rencontrer, partager !
Depuis 2014, le festival Féministe toi-même! s’attache à promouvoir les droits des femmes et des minorités dans leurs multiples dimensions et articulations, et à faire connaître un large panel d’associations bruxelloises qui agissent dans ce sens et défendent, d’une manière ou d’une autre, un féminisme engagé et intersectionnel.
Parmi la riche programmation, les événements avec des auteurices sont :
Le vendredi 7 novembre à 19h30 : Soirée d’ouverture – Pa/enser nos résistances
Prendre la place ! Reprendre notre place ! Hors de toute injonction morale, la joie dans la résistance nous parait essentielle. Alors que les discours réactionnaires saturent de plus en plus l’espace tant médiatique que politique, il nous importe de reprendre la parole afin d’inviter à pa/enser le monde autrement. Inversons la perspective ! Passons à l’offensive et choisissons de débattre sur la base de nos valeurs progressistes plutôt qu’en réaction aux discours fascisants. Et qui de mieux que Sihame Haddioui, Pauline Harmange et Myriam Bahaffou pour mettre en avant l’importance de la lutte joyeuse et inventive ? Ces trois autrices multiplient les casquettes pour proposer leurs éclairages scientifiques ou artistiques, de Québec à Lille en passant par Bruxelles. En soirée d’ouverture du festival, avec la complicité de Gia Abrassart, elles partageront clés de réflexion, rires, expériences personnelles, joie, déceptions et pistes d’émancipation. Tout un programme, qui s’annonce déjà comme un résumé combatif et jubilatoire de cette douzième année de Féministe toi-même ! La discussion sera suivie d’une séance de dédicace.
Le samedi 8 novembre à 17h30 : Tulitu présente : Myriam Bahaffou
L’autrice et journaliste Raïssa M’bilo Yowali discutera avec Mryriam Bahaffou. L’occasion de revenir sur son dernier ouvrage, « Éropolitique », mais aussi sur ses engagements intellectuels et militants. Peut-on faire de l’érotisme une force politique écologique ? Loin de l’injonction à l’épanouissement individuel et des fantasmes de l’amour libre, l’éropolitique s’affirme comme une ouverture vertigineuse sur le monde. La discussion sera suivie d’une séance de dédicace.
Séances de dédicaces le samedi 8 novembre :
15h : Bo Rainotte – Auteur, compositeur, interprète, réalisateur, acteur, performer, Bo est un artiste couteau suisse au service du sens. Poète punk et artiviste, il écrit tout haut ce que nous vivons tout bas. Sa poésie est intime, multiple et libre. « Biche Boy » est son premier livre, il en a tiré un seul en scène.
16h : Laurie Agusti
Laurie Agusti pour sa merveilleuse BD Rouge signal publiée chez 2042. Après plusieurs albums jeunesse remarqués, Rouge signal est la première bande dessinée de Laurie Agusti. Traversé par une tension sourde, son récit donne à voir, sans détour, les mécaniques d’une dérive masculiniste. Par ses compositions précises et la lumière singulière de sa gouache, Laurie Agusti construit un livre riche et intense, qui interpelle et impressionne durablement.
17h : Laurence Rosier – Linguiste et autrice, elle est professeure à l’ULB. Elle travaille depuis trente ans sur les insultes faites aux femmes et sur le pouvoir performatif de la langue. Elle est l’autrice, notamment, de « L’insulte … aux femmes » en 2017 et « La Riposte » en 2025.
Bienvenue à Hélène Laurain à l’occasion de la parution de son deuxième roman Tambora paru chez Verdier.
Nous avions adoré son premier roman Partout le feu, une plongée au cœur incandescent des activismes contemporains.
Voici Hélène Laurain de retour avec son deuxième roman Tambora présenté ainsi par sa maison d’édition : “Une mère nous parle de ses deux filles, qu’elle voit amples comme des villes en expansion. La première est déjà là quand le récit commence, la seconde naîtra bientôt, après la perte d’un autre enfant lors d’une fausse couche. Ici, la temporalité de la maternité domine : celle de grossesses compliquées, d’hôpitaux et de services des urgences, la temporalité d’un corps qui produit, parfois sans qu’on le veuille, la temporalité de la naissance, celle des soins, ou des désirs trop souvent empêchés.
Mais d’autres réalités existent aussi, se faufilent et tentent de prendre leur place : un manuscrit qui intéresse un éditeur, des confinements, qui ne changent pas grand-chose lorsqu’on doit rester alitée, la catastrophe environnementale qui se déploie, gigantesque, et fait songer à la fin du monde que l’humanité a cru vivre en 1815 quand l’éruption du volcan Tambora plongea une partie de la Terre dans le froid et l’obscurité.
Hélène Laurain écrit avec cela, et écrit tout cela, avec crudité parfois. Son livre conjugue récit, réflexions et poésie, et nous emmène à la rencontre d’un monde incertain.”
Née à Metz en 1988, Hélène Laurain a étudié les sciences politiques ainsi que l’arabe en France et en Allemagne, puis la création littéraire à Paris-VIII. Elle vit dans le Grand Est avec sa famille et y travaille en tant que traductrice de l’allemand. Elle anime actuellement un groupe de lecture au Fonds régional d’art contemporain de Lorraine autour du thème de l’émancipation. Elle s’intéresse notamment à ce qui a trait au vivant, au féminisme, à la maternité, et s’attache à trouver des formes qui disent le contemporain.
La rencontre sera animée par Ariane Herman.
La rencontre se tiendra dans la salle Gansbeek au Grand Hospice 7 rue du grand Hospice à 1000 Bruxelles.
Nous sommes heureuses d’accueillir l’auteur québécois Gabriel Cholette avec son deuxième texte Le Straight Park édité par nos amis des Editions du Gospel.
En 2022, Gabriel avait marqué le public dont celui de TULITU avec ses Carnets de l’underground, couronné par le prix découverte du roman gay. On le retrouve ici en prise avec une apocalypse intime et littéraire où brille son écriture honnête et poétique, faite d’explosions, de lumière et de simplicité pop.
Résumé du livre: Durant un été montréalais caniculaire, Gabriel Cholette vogue de journées au skate-park en nuits d’excès. Il croise puis s’entiche d’un jeune homme au prénom vaguement familier, dont le magnétisme réveille chez l’écrivain les traumatismes du passé et l’anxiété de la répétition de schémas toxiques. Pris dans un engrenage de rencontres et de péripéties, il remonte peu à peu le fil de son parcours sentimental et émotionnel, s’interrogeant au passage sur les espaces hétéro-normés, les traumas familiaux et la violence conjugale au sein du milieu queer. Une forme d’adieu à la jeunesse sur fond de chaos psychanalytique qui le mènera au bout du jour, peut-être, à une forme de réconciliation.
Bienvenue à Romy Alizée pour une rencontre autour de son livre Des choses que j’imagine paru chez Rotolux Press.
Romy Alizée est une artiste autodidacte, née aux Sables d’Olonne et d’origine grecque. D’abord modèle pour des photographes exclusivement masculins, elle s’empare très vite du médium photographique pour raconter une histoire subjective de l’émancipation, du désir et de l’identité lesbienne, autour de sa propre image et de celle de sa communauté. Elle réalise des œuvres faisant intervenir photographie, cinéma, performance, chant, radio et écriture, autour de sujets intimement liés à sa vie. Sa pratique, souvent collaborative, s’attarde plus largement sur les zones floues qui délimitent soumission aux injonctions et réappropriation des normes dominantes.
A propos du livre Des choses que j’imagine : Dans la petite chambre parisienne de Romy, posent des ami·e·s et militant·e·s lesbiennes, queers, travailleuses du sexe. Avec l’humour et l’autodérision comme outils de protestation, elle tisse une histoire subjective des sexualités dites dissidentes. Face à l’infiniment intime, se déploie l’infiniment grand : des pierriers, cascades et sommets tous teintés d’Éros. Dans ce livre sont réunies et mises en regard trois séries réalisées par la photographe Romy Alizée entre 2019 et 2024 : des autoportraits mis en scène, des portraits individuels et des paysages montagneux. Trois nouvelles les accompagnent.
La rencontre sera animée par Constant Léon.
En partenariat avec la maison culturelle belgo-roumaine