Jeudi 26 avril à 19h Rencontre avec luvan

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luvan est une autrice de littérature, de théâtre, de fictions radiophoniques et de poésie. Historienne de formation, elle est également traductrice. Elle vit actuellement en Belgique.

Susto est son dernier roman, paru aux Éditions La Volte.

C’est quoi, l’histoire

Sur l’île de Ross, aux confins de l’Antarctique et à une date indéterminée, le volcan Erebus couve la ville de Susto, métropole mythique à la population cosmopolite, fourmilière de colons, de mineurs, de triades, de minutemen et d’enfants perdus. Cité en éventail scindée par des murs jadis protecteurs, mais devenus instruments d’oppression, Susto est le théâtre des soubresauts des derniers représentants d’une humanité aux abois. Les sustoïtes tentent de s’y bâtir une existence, grondent à l’unisson, résistent, se repoussent et s’attirent au cœur de cette Pompéi australe.

À l’instar des romans picaresques et des feuilletons du XVIIIe, le récit brasse tous les genres à sa disposition – comics, voix radiophoniques, pulp et roman populaire jusqu’au théâtre antique – en une fresque chorale qui épouse le rythme de l’éruption, volcanique et sociale. On y croise une vulcanologue étudiant les stades du cataclysme ; un héros masqué devenu le porte-drapeau des mineurs hispano-japonais spoliés ; un espion qui écoute pour le compte du gouvernement ; une prophétesse (aux accents volodiniens) scandant les appels à la révolte dans des messages poétiques cryptiques ; une ancienne incantatrice…
Mais quel désastre, de la colère d’Erebus ou des révolutions humaines, aura finalement raison de leurs faibles espoirs ? Susto désigne, dans la langue des Indiens d’Amérique, la « maladie de la frayeur », celle qui « laisse l’âme ailleurs » et niche en chacun de nous.

Susto est le roman de nos peurs collectives, une fresque urbaine dont la conclusion funeste se veut d’emblée irrévocable.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Vendredi 23 mars à 19h Rencontre avec l’auteur Olivier Sylvestre

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Olivier Sylvestre est détenteur d’un baccalauréat en criminologie et d’un diplôme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, “La beauté du monde”, a gagné le prix Gratien-Gélinas et a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général.
Il a travaillé comme intervenant dans un centre de répit pour toxicomanes à Montréal de 2006 à 2017.
En 2015, il a fondé la compagnie Le Dôme — créations théâtrales avec l’auteure Nathalie Boisvert et le metteur en scène Frédéric Sasseville-Painchaud.

Il a publié chez Hamac “Noms fictifs” qui est finaliste au Prix des libraires du Québec.

Mardi 20 mars à 19h Rencontre avec Zaïneb Hamdi et Alexis Alvarez publiés chez Tétras Lyre

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Zaïneb Hamdi

Zaïneb Hamdi est née en 1990 à Liège et vit actuellement à Bruxelles. Fils d’Arabe, publié en 2017 au Tétras Lyre, est son premier recueil.

Comment vivre avec des bouts de monde qui nous façonnent une identité multiple ? Qui nous tissent des liens ambigus avec le divin ? Qui nous placent en porte-à-faux face aux réalités cinglantes d’ici et d’ailleurs ? Par une écriture vive, tantôt teintée de traditions, tantôt nourrie de faits contemporains, l’auteure aborde des questions d’actualité à bras le corps, loin des clichés et des stéréotypes attendus et entendus.

 

Alexis Alvarez

Alexis Alvarez (1980), vit et travaille à Liège. Une Année Sans Lumière est son deuxième recueil, après Exercices de Chute publié en 2010 à l’Arbre à Paroles. Il est également auteur/compositeur dans Fastlane Candies et Mini Sultan.

Depuis ses Exercices de chute, Alexis Alvarez continue sa dégringolade. Puisque l’important c’est l’atterrissage, il est venu coucher sur papier le choc de quelques réflexions, tantôt niaises tantôt sordides, qui trouvent habituellement à s’écraser dans un coin de transport en commun comme de réseaux sociaux. Une série de frappes minimalistes viennent donc heurter le lecteur dans une poésie du quotidien, de l’éphémère assez sale, loin des salons et des bibliothèques : le naïf y est ridicule, mais beau ; le laid y est ridicule, mais beau. L’important c’est de bousculer, avec légèreté – trouver le contact, quel qu’il soit. De toute manière, littérature ou spam,

La Terre

est

une

baballe

pleine de

connards

 

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles